L’agroécologie, c’est une façon de cultiver la terre en s’inspirant de la nature pour produire des aliments tout en respectant l’environnement et la biodiversité. Elle cherche à utiliser les forces naturelles, comme les insectes utiles ou la rotation des cultures, pour limiter les produits chimiques et préserver les sols. L’agroécologie encourage la diversité des plantes et des animaux dans les champs. Elle aide les agriculteurs à protéger la planète tout en vivant de leur travail. C’est aussi une démarche qui prend soin des humains, de la terre et des animaux. En résumé, c’est une agriculture qui veut être bonne pour tous, aujourd’hui et demain.
🌳L’agroforesterie est une pratique agricole innovante qui combine intentionnellement arbres, cultures et/ou élevage sur une même parcelle. C’est un système de gestion écologique qui intègre des arbres dans les paysages agricoles pour diversifier la production. Elle apporte des bénéfices agronomiques, économiques et environnementaux, améliorant sols, eau, biodiversité et résilience. C’est une solution d’avenir pour concilier production et préservation de l’environnement, s’adaptant à divers contextes. Elle se distingue de l’agriculture traditionnelle qui sépare ces éléments.
👨🌾André Bucher et Hugues Barrey sont des paysans acteurs de l’agroforesterie.
🐝L’apiforesterie est une approche qui associe la santé des abeilles et autres pollinisateurs aux écosystèmes arborés. Face au déclin des pollinisateurs, elle vise à recréer et enrichir leurs sources de nourriture. Cette pratique utilise les arbres et arbustes mellifères pour fournir alimentation, abris et sites de nidification. Elle établit ainsi un lien direct entre les pollinisateurs, les arbres et l’intégration paysagère. L’apiforesterie rejoint l’agroforesterie pour créer des écosystèmes agricoles diversifiés et résilients.
🌻Le Groupement des Apiculteurs Professionnels des Savoie (GAPS) propose deux jolis guides.
Hugues Barrey est un éleveur bio installé à la ferme des Metz à Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne), une région de bocages et de zones humides (le pays de naissance de Colette). Il pratique l’élevage bovin bio extensif, nourrissant ses bêtes uniquement à l’herbe et utilisant le pâturage tournant dynamique. Sa ferme est organisée comme un écosystème en autonomie intégrant l’agroforesterie où les arbres des haies servent de fourrage. Hugues Barrey est engagé pour la gestion durable des terres agricoles et des milieux humides. Il collabore avec le Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne pour la protection du marais des Bressus, gérant les prairies dans le respect de la faune et la flore. Se considérant comme un paysan qui travaille avec la nature, il critique l’agriculture productiviste et adapte ses pratiques au changement climatique. Il n’est pas fan non plus du terme « chef d’exploitation ».
Je ne suis chef de personne, je suis tout seul sur ma ferme. Je n’exploite personne. J’utilise la nature, je travaille avec et je lui en restitue. Je lui apporte quelquefois autant que ce qu’elle me donne.
🌿Le bocage est un paysage rural traditionnel présent par exemple en Puisaye. Il se caractérise par des parcelles agricoles entourées de haies vives, des talus et des chemins creux. Ce paysage est cloisonné, formant une mosaïque de prairies, cultures et bois. Il protège du vent, abrite la biodiversité et favorise les sols vivants. En Puisaye, il est un pilier de l’identité locale et soutient une agriculture plus durable. Le bocage joue un rôle écologique majeur comme corridor et réservoir de biodiversité.
🖋️André Bucher (1946-2022) était un écrivain, paysan biologique et planteur d’arbres. Il vivait et cultivait sa ferme de 200 hectares dans la vallée du Jabron, entre Drôme et Alpes de Haute-Provence. Engagé dans l’agriculture biologique, il a initié un vaste reboisement sur ses terres. C’est un bel exemple d’agroforesterie. Aidé de quelques autres il a planté plus de 20000 arbres, luttant contre l’érosion et constituant un « château d’eau ». Son œuvre littéraire, fortement influencée par le nature writing, explore la relation de l’homme à la nature sauvage. Bucher incarnait un combat poétique et écologique. Il disait qu’il écrivait « dans la nature » plutôt que « sur la nature ».
📖À l’écart est un récit où l’écrivain André Bucher parle d’enfance et de résilience, du rôle de l’écrivain et du combat sur la langue. Il est question de littérature, d’écologie, de la nature, de blues, de rock, d’un vieux cerf, d’un héron bleu et de quelques autres.
🇫🇷 La Charte de l’environnement a été initiée par le président Jacques Chirac lors de sa campagne présidentielle de 2002, avec la volonté d’élever la protection de l’environnement au rang des droits fondamentaux, à l’égal de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 et du préambule de 1946. Une commission présidée par Yves Coppens a élaboré le texte, après une large consultation nationale. Adoptée en 2004, la Charte a été intégrée au bloc de constitutionnalité par la révision constitutionnelle du 1er mars 2005. Elle consacre l’environnement comme patrimoine commun de l’humanité et vise à répondre aux enjeux de développement durable et de préservation pour les générations futures. Cette intégration donne une valeur constitutionnelle aux droits et devoirs environnementaux, s’imposant ainsi aux lois ordinaires.
La Charte de l’environnement comporte dix articles affirmant le droit de chacun à vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. Elle instaure des devoirs individuels de préservation, de prévention, de limitation et de réparation des atteintes à l’environnement. Trois grands principes sont consacrés : prévention, précaution et pollueur-payeur. Les politiques publiques doivent concilier protection de l’environnement, développement économique et progrès social dans une logique de développement durable. Enfin, la Charte garantit l’accès à l’information, la participation citoyenne, l’éducation à l’environnement et inspire l’action internationale de la France.
🌳Une forêt comestible est un écosystème cultivé qui s’inspire du fonctionnement des forêts naturelles pour produire de la nourriture tout en favorisant la biodiversité. Elle associe différentes strates végétales – arbres fruitiers, arbustes à baies, plantes grimpantes, légumes vivaces, aromatiques et couvre-sols – afin de créer un milieu résilient, nourricier et peu exigeant en entretien, en s’appuyant sur les principes de la permaculture. Ce modèle vise à restaurer la diversité des écosystèmes, à offrir un abri aux insectes pollinisateurs et aux oiseaux, et à produire des aliments sains dans le respect du vivant.
🫐À Joigny (Yonne), deux forêts comestibles ont vu le jour récemment : l’une à proximité de la rivière en quartier urbain (boulevard Lefebvre-Devaux), l’autre sur les hauteurs (Bois Délice). Porté par un collectif citoyen, ce projet expérimente l’adaptation des plantes aux conditions locales, tout en créant un espace pédagogique et de lien social. Habitants et visiteurs peuvent y participer à des ateliers, des plantations et des balades botaniques pour découvrir la richesse de la biodiversité locale et apprendre à reconnaître les plantes sauvages comestibles.
Jim Harrison est un écrivain américain avec lequel André Bucher ressent une profonde affinité littéraire. Son écriture immersive et sensorielle cherche à capter la nature telle qu’elle est rarement décrite, en se nourrissant d’une observation profonde du paysage. Engagé pour l’environnement, il dépeint des personnages cherchant l’authenticité par leur connexion aux grandes étendues américaines. Il a défendu les cultures amérindiennes, qu’il représente respectueusement et dont il promeut les auteurs. Harrison explore des thèmes comme l’identité et la confrontation avec la nature sauvage, s’identifiant au terme « maverick » (non-conformiste). Son style allie lyrisme et réalisme cru.
Voici la définition de l’ami André Bucher dans Mon petit dico, Une géographie intime, Revue Chiendent N°17, éditions du Petit Véhicule.
Son écriture. Ce que les Américains appellent nature writing. Les anciens avec des textes philosophiques. Thoreau, Emerson, ou des écrits de célébration, les poètes : Whitman, Melville. Il y aurait de quoi en écrire un livre. Le Larousse dit : 2. Ensemble du monde physique, considéré en dehors de l’homme. Ah bon ? Probablement une erreur de casting chez les philosophes. Si la planète est dans tous ses états, le malentendu vient de là. (L’homme, espèce supérieure – [sourire toujours]. ⬪ Sinon, pour faire court, d’un point de vue littéraire, surtout pas un décor mais un personnage à part entière, constitutif de tous les êtres vivants (individus, animaux, plantes, ciel, rivière, astres ou arbres) dans mes romans.
⛰️Le nature writing est un genre littéraire centré sur la nature et l’exploration des grands espaces sauvages (wilderness). Il explore la relation complexe entre l’homme et son environnement (paysages, faune, flore), intégrant observations, réflexions philosophiques et engagement écologique. La nature n’est pas un simple décor, mais une force vivante, un personnage à part entière. Ce genre questionne notre place dans le monde naturel et invite à repenser notre mode de vie. Représenté par des auteurs comme Thoreau ou André Bucher en France, il mêle souvent témoignage personnel et portée universelle.
🦌Avez-vous déjà lu La Vallée seule ? André Bucher dépeint la vie des personnages d’une vallée isolée, sous la protection symbolique d’un vieux cerf.
🐮Le pâturage tournant dynamique (PTD) est une technique de gestion des prairies. Elle divise les parcelles en unités plus petites, appelées paddocks. Une rotation rapide des animaux est organisée entre ces paddocks, idéalement avec un temps de présence court (max 3 jours). Cela assure un temps de repos suffisant (environ 3 à 4 semaines) pour la régénération de l’herbe. L’objectif est de pâturer l’herbe au stade optimal, garantissant ainsi sa qualité nutritive et sa digestibilité. Cette méthode améliore la productivité des prairies, réduit les intrants, favorise l’autonomie des exploitations et contribue à la santé des sols et à la biodiversité.
👨🌾Voir le témoignage de Hugues Barrey, éleveur bio en Puisaye.
Le plessage est une technique ancestrale de gestion des haies vives. Elle consiste à inciser et coucher les arbres ou arbustes, puis à les tresser. L’objectif est de créer une clôture naturelle vivante et infranchissable pour le bétail et les animaux. Cette « muraille végétale » densifie la haie tout en préservant sa productivité fourragère. C’est une alternative écologique durable aux clôtures classiques.
🌳La Puisaye est une région naturelle de l’Yonne (Bourgogne). Caractérisée par ses bocages de haies et de prairies et ses zones humides. Saint-Sauveur-en-Puisaye est le village natal de l’écrivaine Colette. L’éleveur Hugues Barrey est installé aux Metz, pas très loin. Il y pratique un élevage bovin bio extensif, l’agroforesterie et le pâturage tournant dynamique. Hugues Barrey collabore à la protection du marais des Bressus avec le Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne. Ce paysage de bocage accueille une agriculture plus durable et est un réservoir de biodiversité. Malgré son caractère humide, son sol argileux le rend sensible et lent à se remettre des sécheresses.
🔥Divagation sentimentale est un parcours artistique en plein air créé par le jardinier-éleveur Hugues Barrey et l’artiste Pierre Marty. Situé à la ferme des Metz en Puisaye, il intègre des sculptures en bois brûlé. Le projet met en valeur les arbres, dont les trognes, et le paysage agricole local.
🎨Marcel Poulet est un artiste peintre enraciné en Puisaye, où il travaille avec des techniques a tempera, utilisant notamment l’ocre et d’autres matériaux glanés dans la nature locale (pigments, sable, terre…). Il capture dans ses toiles la poésie du bocage poyaudin, traduisant la structure des haies, les arbres et les champs. Son art met en valeur ce paysage de l’Yonne, s’inscrivant dans une forte tradition régionale. Il est ainsi reconnu pour son regard singulier sur cette terre qui l’inspire.
Une retenue collinaire est un petit plan d’eau artificiel. Elle capte principalement les eaux de ruissellement ou de sources, ou par dérivation d’un cours d’eau. Sa localisation typique est sur un flanc de coteau avec une digue, pouvant être hors réseau hydrographique. L’usage majoritaire, surtout en milieu rural (70%), est l’irrigation agricole. Elles servent aussi pour l’abreuvage, les loisirs comme la pêche. Leur fonction est de stocker l’eau sans restitution immédiate. Les retenues peuvent impacter les milieux aquatiques en aval, notamment le débit, la température et la teneur en oxygène. Leur création, implantation et fonctionnement sont strictement encadrés par la réglementation (loi sur l’eau, débit réservé).
André Bucher, écrivain et paysan biologique, a construit une retenue collinaire sur les hauteurs de sa ferme de Grignon, située dans la Drôme. Cette retenue d’eau a été conçue pour des raisons pratiques et écologiques, pour abreuver les bêtes sauvages. Elle sert aussi de réservoir pour les pompiers (camions et canadairs) en cas d’incendie sur les hauteurs.
Sources :
Synthèse des connaissances et données existantes sur les retenues collinaires, Laëtitia Roger, Irstea Lyon-Villeurbanne, 2013
Les retenues collinaires, quel fonctionnement et quel impact ? Le Graie, pôle Eau et Territoires, 2006
Réduire les prélèvements en rivière l’été en stockant l’eau en hiver : les retenues collinaires, Chambre d’Agriculture des Alpes de Haute-Provence, 2014
🍄🟫Marc-André Sélosse, né en 1968 à Paris, est un biologiste français reconnu pour ses travaux en botanique et mycologie. Professeur au Muséum national d’histoire naturelle, il est spécialiste des symbioses entre plantes et champignons, notamment les mycorhizes, essentielles à la survie de la majorité des plantes terrestres. Il a publié plusieurs ouvrages de vulgarisation scientifique, dont Jamais seul Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations et Nature et préjugés. Très engagé dans la diffusion du savoir, il intervient régulièrement dans les médias, sur les réseaux sociaux, lors de conférences et à travers des articles. Il est membre de l’Association Française d’Agroforesterie.
Son approche pédagogique et ses recherches contribuent à sensibiliser le public à l’importance du vivant et à la préservation de la biodiversité. Il défend une agriculture qui place la vie du sol au cœur des pratiques, en valorisant la biodiversité et les processus écologiques naturels. Il prône l’abandon des techniques destructrices comme le labour intensif, au profit d’agricultures alternatives qui préservent la santé des sols et leur capacité à stocker du carbone. Il alerte sur les conséquences de l’usage des pesticides pour la santé des sols, des agriculteurs, des consommateurs, du vivant.
💮Sido est le nom donné par l’écrivaine Colette à sa mère, Sidonie Landoy. C’est également le titre de l’un de ses livres les plus célèbres, paru en 1929. Cet ouvrage autobiographique est un hommage littéraire et poétique à la figure maternelle. Il évoque de manière nostalgique l’enfance de Colette en Puisaye et la présence tutélaire de Sido, idéalisée et liée à la nature. A la Maison de Colette à Saint-Sauveur-en-Puisaye la cuisine donne directement sur le jardin de Sido.
L’association Solicagnole, basée dans l’Yonne, propose de mettre en place une Sécurité Sociale de l’Alimentation pour garantir à tous un accès à une alimentation saine et soutenable. Son fonctionnement repose sur une caisse mutualiste : chacun cotise selon ses moyens et reçoit en retour une somme équivalente à la moyenne des cotisations, utilisable en monnaie locale auprès de partenaires engagés (producteurs bio, épiceries solidaires). Solicagnole agit ainsi pour la justice sociale, la souveraineté alimentaire et le soutien aux petits producteurs locaux, particulièrement touchés par la précarité et les difficultés économiques. L’association s’appuie sur un large réseau de partenaires et favorise la participation citoyenne. Elle développe aussi des actions de sensibilisation au bien manger et à la durabilité. Son objectif : créer un écosystème solidaire, éthique et durable au service du territoire.
🪵La trogne est un arbre taillé régulièrement à la même hauteur, provoquant un renflement du tronc et le développement de rejets périodiquement récoltés. Cette pratique, très présente dans les paysages bocagers de la Puisaye, permettait de produire durablement bois, fourrage ou outils. Selon les régions, les trognes portent de nombreux noms : têtard, trognard, escoup, hautain, chapoule, émonde, ragole, tronche, gueule, mère-souche, arbre à fagots, haritz kapetatuak, saouzé escabassa, truisse, tocard, pilgos, touse, têteau, touesse, troque, bouillard, gogne, azin, plon, marmentau, tétiaux, candélabre, ragosse, tétouns, tronche, bougues, rousses, etc.
🌱Dominique Mansion, artiste et naturaliste, a largement contribué à leur reconnaissance, notamment par la création du Chemin des trognes à Boursay (Loir et Cher).
Les trognes inspirent Marcel Poulet dont l’œuvre s’ancre dans la tradition locale et la richesse des paysages boisés de Puisaye. Véritables témoins du patrimoine rural, les trognes sont à la fois source de biodiversité et richesse culturelle.
🐜Les trognes jouent un rôle écologique majeur : elles offrent des habitats précieux à une grande diversité d’espèces animales (oiseaux, chauves-souris, insectes) grâce aux cavités et au bois mort créés par la taille régulière. Elles favorisent la biodiversité végétale et fongique, et servent de corridors écologiques en facilitant la circulation des espèces dans les paysages agricoles. Enfin, elles contribuent à la lutte contre le changement climatique en stockant du carbone et en améliorant la fertilité des sols.
🏞️La vallée du Jabron est un territoire naturel préservé d’environ 40 km, niché entre les Alpes-de-Haute-Provence et la Drôme. Elle est structurée par la rivière Jabron, affluent de la Durance, longue de 50 km, qui serpente à travers divers paysages. Ce territoire, reconnu pour sa riche biodiversité, est classé ZNIEFF. La vallée est une profonde source d’inspiration littéraire pour l’écrivain du pays, André Bucher. C’est aussi un territoire militant, le lieu d’initiatives écologiques notables, comme la grande foire bio de Montfroc, co-créée par André et Marie-Claude Bucher. Des sentiers thématiques invitent par ailleurs à la découverte de son patrimoine naturel et culturel.
🪱 Les vers de terre sont des annélides, acteurs essentiels de la biodiversité et de la santé des sols. Ils se classent principalement en trois groupes écologiques distincts : les Épigés (vivant en surface, fragmentant la matière organique), les Endogés (creusant des galeries horizontales dans l’horizon organo-minéral), et les Anéciques (forant des galeries verticales profondes, souvent signalés par des turricules en surface). Constituant la première biomasse animale terrestre, ils améliorent la structure du sol, son aération, l’infiltration de l’eau, le recyclage des nutriments et aident à la biodégradation de certaines molécules phytosanitaires. Cependant, l’augmentation et la large utilisation des pesticides entraînent une contamination étendue des sols, même hors des zones traitées directement. Ces sols contaminés contiennent souvent des mélanges de pesticides qui s’accumulent dans les tissus des vers de terre. Les concentrations mesurées dépassent fréquemment les seuils de toxicité, posant un risque élevé pour les populations en perturbant leur reproduction et survie. Ils peuvent également transférer ces substances à leurs prédateurs via la chaîne alimentaire. Pour les favoriser, il est crucial de réduire l’utilisation des pesticides, de limiter le travail du sol et d’assurer des apports réguliers de matière organique. Leur diversité et abondance constituent de très bons indicateurs de la qualité et de la santé des sols, essentiels pour une agriculture durable et l’agroécologie.
Sources :
Évaluation de la contamination des sols et de l’exposition des vers de terre aux pesticides actuellement utilisés, Générations futures, 2020
Vers de terre : le plein de connaissances, INRAE, 2020
Les vers de terre, alliés incontournables du sol, Chambre d’Agriculture du Nord-Pas de Calais
🍇Le vin naturel, aussi nommé « vin nature » ou « pur jus », est un vin élaboré avec un minimum d’intervention. Il se distingue en bannissant la plupart des intrants œnologiques et manipulations techniques en cave. Les raisins doivent provenir de l’agriculture biologique ou biodynamique, cultivés sans pesticides ni engrais chimiques. La fermentation repose uniquement sur les levures indigènes présentes sur le raisin. L’ajout de sulfites est réduit au strict minimum, bien en-dessous des seuils conventionnels. Ce vin incarne une philosophie de respect du vivant, de la nature et du terroir.
💧Les zones humides sont des écosystèmes essentiels, espaces de transition entre terre et eau, capables de retenir l’eau. La loi les définit comme des terrains inondés ou gorgés d’eau, caractérisés par des sols hydromorphes ou une végétation hygrophile spécifique. Elles abritent une biodiversité exceptionnelle. Leurs fonctions écologiques sont vitales : elles agissent comme des éponges naturelles, filtrent l’eau et stockent le carbone plus efficacement que les forêts. Elles régulent le cycle de l’eau, atténuant crues et sécheresses et soutenant les débits. Malgré leur rôle crucial, elles comptent parmi les écosystèmes les plus menacés au monde.
🐸En Puisaye (Yonne) l’éleveur Hugues Barrey entretient et protège le marais des Bressus en partenariat avec le Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne.