
Le Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne joue un rôle crucial dans la préservation de la biodiversité et des zones humides en Bourgogne. Cette association agit pour la protection des espaces naturels, en mettant en œuvre divers projets pour la restauration et la préservation des écosystèmes. Par exemple, le Conservatoire, soutenu par Mission Nature, a récemment lancé une initiative visant à restaurer et préserver les pelouses sèches en Bourgogne.
Hugues Barrey, marais des Bressus (Yonne) © Benoît Pupier
Acquisitions stratégiques pour la protection des espaces naturels

Le Conservatoire se distingue par ses acquisitions stratégiques, telles que le Bois de la Pierre à Brassy, situé au cœur du Parc naturel régional du Morvan. Ces acquisitions permettent de protéger des zones naturelles sensibles et de garantir leur gestion durable. Le Conservatoire participe également à des événements internationaux, comme la Journée mondiale des zones humides, qui célèbre la signature de la Convention de Ramsar. Cette journée met en lumière l’importance des zones humides pour la biodiversité et les efforts nécessaires pour leur conservation.
Sensibilisation et formation des acteurs locaux
En plus de ses actions sur le terrain, le Conservatoire publie des revues spécialisées, comme L’Azuré, destinée aux gestionnaires d’espaces naturels. Cette revue diffuse des informations précieuses et des bonnes pratiques pour la gestion des espaces naturels, contribuant ainsi à la sensibilisation et à la formation des acteurs locaux.
La revue n° 36 des gestionnaires des milieux naturels remarquables de Bourgogne-Franche-Comté de novembre 2024, aborde divers sujets liés à la conservation et à la gestion des espaces naturels. Elle souligne l’importance de l’écologie historique pour comprendre l’impact des usages anciens sur les espaces naturels et améliorer la gestion conservatoire, en s’appuyant sur des outils comme le LiDAR et l’archéologie environnementale. Elle met en lumière l’intérêt d’étudier les marais tufeux du Parc national de forêts, en réalisant un diagnostic spécifique de chaque marais pour suivre, conserver ou restaurer ces milieux emblématiques. La revue aborde également le suivi climatique à travers l’installation d’enregistreurs climatiques dans des sites naturels pour documenter le changement climatique et adapter la gestion en conséquence.
Elle met par exemple en avant des initiatives comme l’évaluation de l’efficacité des mesures de gestion des pelouses sèches dans l’Yonne, l’importance du patrimoine naturel pour la santé humaine et la reconnaissance de la Réserve naturelle régionale du Val Suzon par la Liste verte de l’UICN. Elle présente des aménagements pédagogiques à la Réserve naturelle régionale des Tourbières de Frasne-Bouverans, incluant un parcours numérique pour sensibiliser le public aux enjeux environnementaux.
Collaboration avec l’éleveur Hugues Barrey pour la gestion durable des prairies du marais des Bressus
Le partenariat entre Hugues Barrey et le Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne est un modèle de collaboration réussie pour la gestion durable des prairies du marais des Bressus. Ce partenariat met en lumière l’importance de la coopération entre les acteurs locaux et les associations de protection de la nature pour la préservation de notre environnement.
Hugues Barrey, éleveur bovin bio à Saint-Sauveur-en-Puisaye, est engagé dans la préservation de la nature et la gestion durable des terres agricoles et des milieux humides. Il pratique un élevage extensif et un pâturage tournant dynamique, utilisant les ressources naturelles de manière autonome et respectueuse. Les prairies naturelles nourrissent ses animaux, et les arbres servent de fourrage, réduisant ainsi le besoin en intrants.

Le marais des Bressus, situé dans la vallée du Branlin, est une zone humide exemplaire où le Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne et Hugues Barrey ont signé une convention de mise à disposition. Ensemble, ils ont établi un cahier des charges rigoureux pour la gestion de la fauche des prairies, garantissant le respect des cycles de développement de la faune et de la flore. Ce partenariat permet de maintenir la biodiversité et de préserver les zones humides, essentielles pour l’équilibre écologique.
Hugues Barrey, prairies des marais des Bressus (Yonne) © Benoît Pupier
Le documentaire réalisé par Benoît Pupier illustre ce partenariat et met en avant les pratiques agricoles durables d’Hugues Barrey. Il donne à voir et à entendre les échanges entre Cédric Foutel du CEN Bourgogne et Hugues Barrey. Il montre comment l’agroforesterie et la gestion des zones humides peuvent coexister pour préserver la biodiversité et assurer une production agricole respectueuse de l’environnement. Le film souligne également l’importance de la gestion des prairies pour éviter leur transformation en forêt et pour maintenir un équilibre entre les différentes espèces de plantes.
Les chiffres clés du Conservatoire d’espaces naturels de Bourgogne
Nombre de sites protégés
Le Conservatoire gère et protège plus de 200 sites naturels en Bourgogne, couvrant une superficie totale de plusieurs milliers d’hectares.
Biodiversité
Plus de 1 500 espèces végétales et animales sont protégées grâce aux actions du Conservatoire, incluant des espèces rares et menacées.
Acquisitions foncières
Depuis sa création, le Conservatoire a réalisé plus de 50 acquisitions foncières stratégiques, permettant de sécuriser des zones naturelles sensibles.
Partenariats
Le Conservatoire collabore avec plus de 100 partenaires publics et privés, incluant des collectivités locales, des entreprises, et des associations.
Sensibilisation et éducation
Chaque année, le Conservatoire organise plus de 100 événements et activités éducatives, touchant plus de 5 000 personnes, incluant des visites guidées, des conférences, et des ateliers pédagogiques.
Financement
Le budget annuel du Conservatoire est d’environ 2 millions d’euros, financé par des subventions, des dons, et des partenariats.
Bénévolat
Plus de 300 bénévoles contribuent activement aux missions du Conservatoire, participant à des actions de terrain, des inventaires naturalistes, et des activités de sensibilisation.
Financement des Conservatoires d’espaces naturels
Les Conservatoires d’espaces naturels sont financés par des subventions publiques et privées, des dons, et des revenus de services. Ces fonds soutiennent la préservation et la gestion des espaces naturels, couvrant les frais de fonctionnement et d’entretien. Un budget d’investissement permet des acquisitions et des travaux pour assurer la pérennité des actions. Les ressources sont essentielles pour maintenir la biodiversité et protéger les milieux naturels.
Nombre de Conservatoires d’espaces naturels en France
En France, il existe 29 Conservatoires d’espaces naturels, répartis sur l’ensemble du territoire. Ces structures jouent un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité et la gestion durable des espaces naturels. Chaque Conservatoire est impliqué dans des projets spécifiques adaptés aux enjeux locaux, contribuant ainsi à la richesse et à la diversité du patrimoine naturel français.
Valeurs communes pour une intendance du territoire
Les Conservatoires d’espaces naturels (CEN) préservent les espèces, habitats, géodiversité et paysages en France, en maîtrisant foncièrement et usuellement un réseau de sites. Ils considèrent cette richesse naturelle comme un bien commun, influencé par les générations précédentes, et œuvrent pour sa conservation et restauration pour les générations futures. Acteurs locaux, ils intègrent les aspects culturels, patrimoniaux, économiques et humains dans leurs projets, favorisant la participation des habitants. Les CEN collaborent avec divers acteurs publics et privés, utilisant des connaissances écologiques récentes pour expérimenter et évaluer leurs actions, tout en acceptant les différences de points de vue pour s’adapter et apprendre.
Les Conservatoires d’espaces naturels fondent leurs actions, au plus près du terrain et auprès des acteurs publics et privés, sur :
- le dialogue, la concertation et le partage des savoirs, qu’ils soient profanes ou académiques, pour porter des projets de préservation de la biodiversité et accompagner des politiques publiques ou des initiatives privées y contribuant ;
- une connaissance et une reconnaissance des acteurs, de leur attachement à leur territoire, et de leur rôle et savoir-faire, comme source d’une solidarité entre acteurs et entre territoires pour préserver la biodiversité ;
- l’établissement de relations partenariales responsables et de confiance, avec comme outil privilégié l’élaboration d’accords volontaires avec les propriétaires fonciers, publics et privés, de manière complémentaire à la réglementation ;
- la mobilisation de compétences scientifiques et socio-économiques, notamment au sein de leur Conseil scientifique, pour appliquer des méthodes innovantes de préservation des systèmes naturels ;
- l’animation de réseaux d’acteurs pour des initiatives collectives contribuant à la cohésion des territoires intégrant la biodiversité et enrichissant la démocratie locale ;
- la citoyenneté par la mobilisation du bénévolat et d’une pluralité d’acteurs ;
- le développement des adhésions ;
- les échanges internationaux comme source d’apprentissage et de partage d’expériences.
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