🫐La Forêt Comestible Joigny : un écosystème nourricier qui imite la forêt naturelle

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Le concept de jardin-forêt ou forêt comestible gagne en popularité. Il représente une approche inventive et résiliente de production alimentaire et de régénération des paysages. Joigny est une ville de 10000 habitants entre Auxerre et Sens (Bourgogne), en bord de la rivière Yonne. La Forêt Comestible Joigny ce sont deux forêts-jardins : l’une boulevard Lefèvre-Devaux, rive gauche de l’Yonne et l’autre, nommée Bois Délice, rive droite, derrière le cimetière. Ce sont des lieux vivants, de proximité, ouverts aux visites, animations, ateliers de découverte.

Un goyavier du Brésil, des fruits qui rappellent la banane et la mangue, un arbousier ou encore des feuilles au goût de cacahuète. Dans quelques années, toutes ces choses seront trouvables ou cueillables non pas dans le sud de la France, ni même sur un autre continent, mais bien à Joigny. Elles verront le jour dans deux forêts comestibles, plantées à partir de cet automne. Un projet imaginé par Josué Bulot, un autoentrepreneur qui sensibilise aux questions environnementales, et rendu possible grâce à la municipalité et à la structure Forêts et Campagnes d’Avenir (FCA) Joigny.

Louis Lamure, L’Yonne républicaine, 06 septembre 2024

Pourquoi s’intéresser aux forêts comestibles ?

Le jardin-forêt propose une voie inspirée par les écosystèmes naturels, et notamment la forêt. C’est un terrain de jeu, joyeux, collectif, un espace naturel, agroécologique, un lieu de production low cost, un endroit qui laisse place à la nature sauvage.

Qu’est-ce qu’une forêt comestible, vraiment ?

Jardin forêt, une définition simple

Une forêt comestible, ou jardin-forêt, peut être définie comme un jardin boisé, une forêt à manger. L’idée est de recréer un écosystème jardinier qui se base sur le schéma naturel d’une forêt.

Plus qu’un simple verger

Contrairement à un verger traditionnel qui se concentre principalement sur la plantation d’arbres fruitiers, une forêt comestible va beaucoup plus loin. On y plante des arbres fruitiers, mais aussi des arbres dont on consomme le feuillage, des arbres à salade, ainsi que des plantes pour leurs fleurs, leurs racines et tubercules. L’objectif est de faire pousser un maximum de plantes ensemble. C’est un verger multi-étagé dans lequel on introduit également des plantes pour la fertilité du sol et la biodiversité. On peut même y intégrer des animaux, comme des poules, des champignons ou des plantes aquatiques.

Une architecture multi-étages

L’architecture d’un jardin-forêt est typique, basée sur la verticalité et une grande densité. Elle est faite de ligneux alimentaires multi-strates, denses et diversifiés. Généralement, sept strates végétales sont décrites :

  • La canopée alimentaire (arbres de plus de 10 mètres)
  • Petits arbres nourriciers (4-9m)
  • Arbustes (jusqu’à 3m)
  • Herbacées alimentaires terrestres et aquatiques
  • Légumes-racines et plantes tuberculeuses
  • Couverture du sol et rampantes, champignons
  • Lianes fruitières, plantes grimpantes

Des plans d’eau, des zones humides et des clairières peuvent parfaire la conception, créant différents milieux indispensables à la biodiversité et à la production.

Pourquoi créer un jardin-forêt ? Ses nombreux avantages

Créer un jardin-forêt présente une multitude d’avantages, allant au-delà de la simple production alimentaire.

Pour nourrir et diversifier l’alimentation

Le but est de produire à manger. Ces espaces offrent une très grande variété d’aliments, bien au-delà des quelques dizaines d’espèces qui constituent notre alimentation occidentale actuelle. On peut y trouver noix, graines, fruits, légumes, feuillages, plantes médicinales, et bien d’autres.

Pour régénérer le sol et l’eau

Le premier enjeu pour certains est de recréer du sol. Cela permet de participer à restaurer le cycle de l’eau, ramener de l’humidité, un microclimat. Ce sont des systèmes très efficaces pour conserver l’eau sur place. Ils peuvent aussi aider à régénérer des terrains dégradés.

Pour accueillir la biodiversité

La diversité est un principe clé. Un jardin-forêt permet de ramener énormément de vie sur un même endroit. Il crée un écosystème favorisant la biodiversité. Les espèces sauvages y sont accueillies, et peuvent même s’emparer des plantes cultivées. Les animaux (oiseaux, insectes, petits mammifères) trouvent refuge, nourriture et lieux de nidification.

Dimension sociale, lieu de vie et de partage

Les jardins-forêts ne sont pas seulement des systèmes de production alimentaire ; ils sont aussi de véritables espaces de vie, de partage et de connexion sociale. Ils offrent l’opportunité de se retrouver, de mettre les mains dans la terre et de jardiner ensemble, créant du lien, notamment entre voisins qui peuvent se rencontrer et papoter en cueillant des fruits. Ces projets se prêtent bien à l’organisation collective, impliquant habitants, volontaires ou membres d’associations.

Vers une plus grande autonomie

Une fois bien établi (souvent après 5 à 7 ans), un jardin-forêt nécessite très peu d’entretien. Il tend vers l’autonomie. Il peut devenir une pépinière de ressources pour les porteurs de projets, favorisant l’échange de plantes.

Un modèle adapté aux changements

Créer un jardin-forêt, c’est aussi reforester. Ces systèmes sont des puits de carbone énormes, contribuant à séquestrer le CO2 de l’atmosphère et à l’intégrer dans le sol. Ils aident à créer des îlots de fraîcheur pendant les canicules et à s’adapter au changement climatique. Ils peuvent rendre des terrains peu propices aux cultures conventionnelles productifs.

Prêt à vous lancer ? Premiers pas vers votre forêt comestible

Se lancer dans la création d’un jardin-forêt demande de la planification et de l’adaptation.

Choisir le bon terrain (ou comment s’adapter)

Pas besoin d’un terrain parfait. On peut démarrer d’une prairie, d’un potager, d’une friche ou même d’un bois. Partir d’un terrain déjà arboré demande plus d’énergie pour créer les ouvertures et perturber le sol forestier établi. Même le bitume peut être transformé, bien que cela demande beaucoup d’efforts pour le fracasser. Il faut surtout observer et analyser son contexte : le climat, le vent, l’ensoleillement, le sol, la présence d’eau. Le jardin-forêt permet de créer les conditions favorables si elles ne sont pas présentes initialement.

Planifier et préparer

Le design (la conception) est central. Il faut choisir les plantes adaptées à son contexte et à ses objectifs. On peut commencer petit. La préparation du sol est importante ; un paillage épais de matière organique est recommandé pour limiter la concurrence de l’herbe et nourrir le sol. Des outils comme une mini-pelle peuvent aider pour des tâches spécifiques (dessouchage, trous de plantation), mais avec prudence. Les deux illustrations suivantes ont été réalisées sur Canva parJosué Bulot pour le projet de La Forêt Comestible Joigny.

La plantation et l’entretien initial

Il est souvent conseillé de planter des arbres le plus jeune possible (noyaux, pépins, plants de 1-2 ans) pour un meilleur enracinement. On préférera les arbres en racine nue. L’arrosage est crucial les premières années, surtout sans eau sur le terrain. La surveillance est importante pendant les trois premières années pour gérer les plantes trop envahissantes et assurer l’arrosage. Pensez à protéger vos jeunes arbres des animaux (chevreuils, ronces). Intégrer des plantes fixatrices d’azote (comme l’argousier, les arbres de Judée) est bénéfique pour le sol et les autres plantes. La diversité est clé, tout comme la densité.

Jardin-forêt, agroforesterie, verger : quelles différences ?

La distinction entre ces termes n’est pas toujours nette, et les pratiques se recoupent.

Le verger est une plantation d’arbres fruitiers, relativement simple.

Le jardin-forêt est un verger multi-étagé, beaucoup plus diversifié, cherchant à mimer un écosystème forestier. Il est souvent associé aux projets de particuliers et met l’accent sur la diversité et les usages multiples.

Caractéristiques :

  • Approche permaculturelle et autosuffisante.
  • Utilise des strates végétales superposées (arbres, arbustes, couvre-sol, grimpantes, etc.).
  • Vise à créer un écosystème stable, autonome, avec peu d’interventions humaines.
  • Principalement utilisé à petite échelle (jardin familial, micro-ferme).
  • Grande biodiversité végétale et animale.

Objectif : créer un écosystème nourricier résilient qui imite la forêt naturelle.

L’agroforesterie est une pratique agricole qui combine arbres et cultures agricoles ou élevage sur une même parcelle pour tirer parti de leurs interactions bénéfiques.

Caractéristiques :

  • Intégration raisonnée d’arbres dans un système agricole productif.
  • Peut inclure : haies, arbres en alignement, cultures intercalées, pâturages arborés.
  • Utilisé à grande ou moyenne échelle, souvent à but commercial.
  • Systèmes parfois mécanisables, avec une logique de rendement.
  • Peut être intégré à l’agriculture conventionnelle ou bio.

Objectif :
Améliorer la productivité, la résilience des sols, la biodiversité et la durabilité des exploitations agricoles.

Les défis potentiels et comment les aborder

Malgré ses promesses, la création d’une forêt comestible peut présenter des défis. Manquer d’eau peut considérablement ralentir l’établissement. La concurrence des plantes spontanées, surtout des graminées, doit être gérée au début. L’idée de « tout mélanger » sans stratégie n’est pas efficace ; il faut penser aux associations de plantes qui s’entraident. Les lianes qui montent dans les arbres peuvent étouffer ces derniers et rendre la récolte difficile. La présence d’animaux sauvages peut nécessiter des protections.

Une bonne connaissance des végétaux et une compréhension de l’écologie des systèmes sont essentielles pour réussir. Le design initial permet d’anticiper et de minimiser les problèmes. L’observation et l’adaptation constante sont vos meilleurs outils.

Jardins-forêts, lieux de vie et d’expérimentation

Le chemin vers un jardin-forêt productif est une longue aventure. Présentation de plusieurs lieux de vie et d’expérimentation qui ont nourri la rédaction de cette fiche pédagogique sur les forêts comestibles.

Fabrice Desjours, la Forêt Gourmande, Diconne (Saône-et-Loire)

Le projet de la Forêt Gourmande, lancé par Fabrice Desjours en décembre 2010 en Bresse bourguignonne, a transformé une ancienne prairie de 2,5 hectares en une oasis nourricière. Conçu comme un jardin-forêt inspiré des écosystèmes forestiers naturels, il développe un système multi-étagé, dense et résilient, devenu le plus ancien et le plus riche biologiquement des jardins-forêts ouverts au public en France. Agissant comme un centre de recherche-actions et un laboratoire à ciel ouvert, le site expérimente 1000 espèces alimentaires et des milliers de taxons, cherchant à produire une très grande diversité de ressources comestibles avec un minimum d’entretien une fois établi. La philosophie repose sur un partenariat étroit avec la nature, la « sylvilisation », et vise à devenir un modèle pour reforester en produisant notre nourriture.

🗺️La carte des jardins-forêts.

Les Alvéoles, permaculture et paysages, Cobonne (Drôme)

Les Alvéoles est un centre de formation et de conception en agroécologie et permaculture situé dans la Biovallée (Drôme). L’organisme a été fondé par Antoine Talin il y a une dizaine d’années et existe depuis 2012. Leurs activités se concentrent sur la création de paysages durables, nourriciers et régénératifs. Le site intègre un bureau d’études, une pépinière expérimentale dont s’occupe François Goldin et un jardin. En 2016 des jardins agroforestiers  expérimentaux sont créés pour développer et présenter de nouvelles formes d’agro-paysages  et cultiver le grand paysage. L’équipe, dont fait partie Rémi Kulik, propose un catalogue complet de formations en ligne et en présentiel. Les Alvéoles contribuent ainsi à cultiver l’autonomie et diffuser les connaissances.

La Permathèque en ligne des Alvéoles est une formidable plateforme de ressources pédagogiques, accessible par abonnement à prix libre.

Damien Dekarz, permaculture, agroécologie, etc, Salon-la-Tour (Corrèze)

Damien Dekarz est connu pour sa chaîne YouTube Permaculture, agroécologie, etc (470000 abonnés !) et ses livres. Depuis 2017, il transforme une prairie dans le Limousin en un vaste jardin-forêt comestible. Son projet est un laboratoire axé sur l’expérimentation d’une grande diversité de plantes (plus de 230 référencées dans un de ses livres). Il y associe préservation de la biodiversité et recherche d’autonomie alimentaire, en créant un écosystème dense et résilient inspiré de la forêt. Sa démarche repose sur le travail avec la nature, l’intégration d’animaux et de points d’eau, et l’absence totale d’intrants chimiques. Il a planté des milliers d’arbres, incluant des greffes sur des plantes sauvages locales. Par ses partages, il vise à rendre la création de jardins productifs et respectueux du vivant accessible à tous. Son lieu sert à la fois d’espace de vie, de travail, d’expérimentation et de préservation.

Rémi Kulik, le Jardin d’Emerveille, Marssac (Tarn)

Rémi Kulik est un jardinier, pépiniériste et vidéaste passionné par la nature et la transmission de ses savoirs. Né à Albi, il a passé son enfance au Gabon, immergé dans la forêt équatoriale, ce qui a nourri sa fascination pour la biodiversité et « tout ce qui grouille ». De retour en France, il traverse une adolescence difficile, marquée par la perte de sa mère et une scolarité compliquée, avant de trouver sa voie dans le monde agricole. Il se forme d’abord à la cuisine, puis s’oriente vers le maraîchage biologique, mais le simple « bio » ne lui suffit pas : il découvre la permaculture auprès d’Annie-Jeanne et Bernard Bertrand au Jardin des Sortilèges.

Rémi Kulik crée alors Le Jardin d’Emerveille dans le Tarn, un lieu mêlant jardin-forêt, productions agricoles et préservation de la biodiversité. Il se spécialise dans les légumes vivaces. Il partage ses connaissances sur YouTube, mais aussi ses questionnements. Rémi Kulik incarne une nouvelle génération de jardiniers engagés, pour qui cultiver la terre, c’est aussi cultiver l’humain.

La Forêt Comestible Joigny : deux forêts comestibles au cœur de la ville

La ville de Joigny accueille deux forêts comestibles sur des terrains mis à disposition par la mairie et le Groupement Forestier Rural Conservatoire et Expérimental de Protection du Vivant Forêts et Campagnes d’Avenir Joigny (FCAJ) : l’un de 2300 m² en bordure de ville et l’autre de 1300 m² en plein centre d’un quartier résidentiel. La Convergence des Possibles a participé au soutien du projet. Conçus comme des écosystèmes diversifiés, résilients et hautement productifs, ces espaces offriront aux habitants et habitantes des lieux de balade, de cueillette et d’observation de la biodiversité.

Ce projet est inspiré du travail de Fabrice Desjours. De nombreux plants viennent de la pépinière de la Forêt Gourmande.

Pourquoi se contenter d’une cinquantaine d’espèces végétales (c’est ce qui constitue notre alimentation en moyenne …) quand on sait qu’il existe 7000 espèces cultivables en climat tempéré ? Nous voulons planter des essences d’arbres méconnues, des fruits exotiques adaptés au climat bourguignon : amélanchier, feijoa, kiwaï, goumi du Japon, poivrier du sichuan … pour élargir le champs des possibles, augmenter la diversité et provoquer la curiosité !

On y trouvera donc une foule bigarrée : amélanchier du Canada, céphalotaxe, chalef d’automne, cornouiller de l’Himalaya, faux pistachier, hovénie sucrée, parasol Chinois, marronnier de l’himalaya, arbre à suif, noyer blanc d’Amérique, noyer japonais, plaqueminier de Virginie, poncirus, ptérocaryer à feuilles de frêne, xanthocéras à feuilles de sorbier, cabrillet de Dickson, grenadier, caraganier de sibérie, pin de Corée, savonnier, murier, frêne à fleur, chêne vert Ballote, feijoa, arbre aux haricots bleus, bourrache, consoude, fraisier, ail des ours…

Les arbres ont été plantés le 30 novembre 2024.

La Forêt Comestible boulevard Lefèvre-Devaux

  • 40 arbres principaux
  • 100 arbres de haie
  • 50 petits fruitiers, framboisiers, casseilles
  • Quelques premiers couvre-sols comme la consoude, la nigelle de Damas.

La Forêt Comestible Bois Délice

  • 50 arbres principaux
  • 100 arbres de haie également
  • 120 arbres d’essences locales

A découvrir en vidéo :

Charlotte Salles Turrel, la Belle et la Bêche, vallée du Cher

Après un long burn-out Charlotte décide de changer de métier et de se lancer dans un projet en arboriculture, petits fruits, plantes aromatiques en bio sur une surface de 2ha en 2025. Elle raconte et documente son expérience dans une newsletter La Belle et la Bêche. L’épisode 3 revient notamment sur le design de son jardin-forêt.

Comprendre mon sol, savoir quels plants prenaient le mieux dans quel environnement, évaluer l’ensoleillement, me confronter à la faune locale et voir quels insectes/maladies étaient susceptibles d’attaquer mes cultures, c’était vraiment ce dont j’avais besoin.

Une fois que j’avais tout cela en tête, j’ai pu me lancer dans le design !

La Forêt nourricière, Franck Nathié, Simplé (Mayenne)

Franck Nathié est un spécialiste de la culture multi-étagée et de la permaculture en climat tempéré. Fondateur de l’association La Forêt Nourricière, il mène depuis plus de 20 ans des recherches et expérimentations sur les synergies végétales et humaines.

Bibliographie

Une belle introduction : le Hors-série n°33 du magazine 4 saisons, Jardin-forêt : expériences et témoignages

Des systèmes agroforestiers nourriciers à forte densité d’arbres, une introduction par l’Association Française d’Agroforesterie.

Nous n’avons pas (encore) lu les livres de Fabrice Desjours, Antoine Talin, Damien Dekarz, Rémi Kulik. Nos sources ce sont plutôt leurs vidéos !

Le Guide Terre vivante du jardin forêt, Rémi Kulik (Le Jardin des merveilles), éditions Terre vivante, 2023

Le jardin forêt en pratique, produire en abondance sans trop d’efforts, Rémi Kulik, éditions Terre vivante, 2025

Jardins-forêts, un nouvel art de vivre et de produire, Fabrice Desjours, éditions Terran, 2019

La forêt gourmande, concevoir son jardin-forêt, 20 projets inspirants de 10 m² à 10 ha, Fabrice Desjours et Aurélie Gueniffey, éditions Ulmer, 2025

La Forêt comestible, pour des récoltes abondantes en toute saison, Damien Dekarz, éditions Terran, 2020

Forêt comestible & haie fruitière, créer un jardin nourricier multi-étagé, Antoine Talin, éditions Ulmer, 2020

Sinon dans la petite collection addictive de chez Ulmer :

Créer une mini forêt-jardin, pour se nourrir ou en faire son métier, Charles Hervé-Gruyer à partir de l’expérience de la Ferme du Bec Hellouin.

Créer et entretenir un verger permaculturel, Julien Mercher, 2022

Créer une mare un point d’eau, une baignade naturelle, Frédéric Proniewski, 2022

Au saut du livre

Pour les commander à Joigny direction Au saut du livre !

🦋Mon petit dico écolo

Vidéos

Les 5 questions à se poser avant de créer son jardin-forêt avec Rémi Kulik et Antoine Talin

La playlist forêt comestible de Damien Dekarz

Le tour de France des jardins-forêts de Rémi Kulik, partie 1

Le tour de France des jardins-forêts de Rémi Kulik, partie 2

FAQ

La forêt comestible peut-elle vraiment remplacer un jardin traditionnel ?

La forêt comestible ne remplace pas totalement un jardin traditionnel, mais elle en est une alternative durable et complémentaire. Elle favorise la biodiversité, régénère naturellement le sol et demande moins d’entretien à terme. Son organisation multi-strates permet de produire une grande diversité de fruits, noix, légumes vivaces, aromates et champignons. Toutefois, elle ne couvre pas tous les besoins, notamment pour les légumes annuels qui nécessitent plus de lumière et d’espace dégagé. La forêt comestible met aussi plusieurs années à atteindre sa pleine productivité. Idéalement, les deux approches peuvent être combinées pour maximiser autonomie alimentaire et résilience écologique.

Pourquoi Josué (vidéo Youtube) parle-t-il de terrain en zone inondable ?

Le terrain du boulevard Lefèvre-Devaux est situé derrière l’hôpital, rive gauche de l’Yonne. La carte de l’aléa inondation par débordement de l’Yonne – Crue centennale, document de la Direction Départementale des Territoires de l’Yonne pour la commune de Joigny place cette zone en rouge : aléa très fort (> 1 m).

Quelles plantes fixatrices d’azote sont indispensables pour une forêt nourricière ?

Pour enrichir naturellement le sol d’une forêt nourricière et soutenir la croissance des autres végétaux, il est indispensable d’y intégrer des plantes fixatrices d’azote telles que le trèfle, la luzerne, la vesce, la féverole, les pois et haricots, le sainfoin, ainsi que des arbres et arbustes comme l’aulne, l’argousier, le caragana de Sibérie, le robinier faux-acacia et le chalef. Ces espèces, réparties sur différentes strates, améliorent la fertilité du sol, favorisent la biodiversité et renforcent la résilience et la productivité de l’ensemble de l’écosystème nourricier.